Souvent j'ai des anecdotes que je voudrais
raconter sur ce blog, mais soit j'oublie, soit elles ne collent pas
trop dans l'article que je suis en train d'écrire... D'où l'idée
d'un article constitué uniquement de brèves histoires sans lien
entres elles.
Pourquoi je quitte les restaurants
japonais sur la pointe des pied...
Les Japonais sont d'une politesse exquise, mais
parfois excessive (si Caquet lisait ce blog, j'aurais volontiers
ajouté un peu !). Ainsi lorsque l'on sort de leur restaurant, ils
veulent tous dire au revoir... Dès qu'un serveur remarque ton
départ, il crie good bye et à ce moment là, c'est le
déluge, les good bye fusent dans tout le restaurant. Les
serveurs, les patrons, les cuisiniers, tout le monde hurlent
good bye ou quelque chose comme naka sa nama tapa qui doit
être l'équivalent japonais ! (Mon japonais est encore très mauvais)
À tel point que l'on se demande combien de personnes travaillent là
et comment ils font pour tous tenir dans le restaurant... C'est
pour ça, que maintenant, j'essaie de quitter les restaurants
japonais sans me faire voir, mais c'est pas évident !
Quand le chef s'en va, les poissons
crèvent...
Mon chef a un aquarium dans son bureau et
lorsqu'il est en déplacement, deux thésardes du labo sont chargées
de s'occuper des poissons. Pas de chance, la dernière fois qu'il
est parti, un poisson en a profité pour rendre l'âme... Les deux
responsables poissons, qu'en d'autres lieux, on aurait sûrement
appelées CD poissals, se sont retrouvées dans l'embarras. Que faire
? Avouer à Phil le décès d'un de ses poissons neurasthéniques ou
faire comme si de rien n'était, en espérant qu'il ne remarque rien
? Il a été finalement décidé de mesurer le poisson en question,
pour en acheter un de la même espèce et de la même taille et
maquiller le drame ! Le poisson a été ensuite enterré dans un
bosquet, derrière le bâtiment d'immunologie, lors d'une cérémonie
émouvante à laquelle je n'ai pu participer pour cause de colonne en
cours... Finalement, nous n'avons pas acheté de poisson, mais mon
chef ne s'est pas montré plus ému que ça, au grand soulagement des
respo poissals !
Le recyclage en Californie
:
Les États-Unis sont le pays du jetable par
excellence. Dans la plupart des restaurants ou à la cafétéria du
Scripps, les couverts, les assiettes, les verres... tout est
jetable et jeté à la fin du repas. Lors de mon premier séjour, la
seule chose à la cafétéria qui n'était pas jetable, c'était le
plateau. À présent, ils ont supprimé les plateaux en plastique pour
des plateaux jetables. Cependant, sur toutes les poubelles, il y a
un panneau avec écrit : "les plateaux sont recyclables, posez les
au-dessus de la poubelle." Un peu dubitatif quant à une réelle
possibilité de recycler de tels plateaux, souvent imbibés de sauce
ou de gras des frites, mais plein d'espoir, je posais mon plateau
sur la pile ad hoc. Jusqu'au jour où j'ai vu un des agents
d'entretien venir changer les poubelles : il a ouvert la poubelle,
balancé tous les plateaux dans le sac plastique et en a un mis un
autre à la place ! Voilà le recyclage à la californienne ! Toujours
sur le même sujet, à San Diego, on a le tri sélectif. Mais pour ne
pas trop fatiguer les gens, il y a une poubelle pour le
recyclable et une pour le reste ! Donc on jette en vrac, le
verre, le papier, le plastique... Avec un tri comme ça, je suis sûr
que leur recyclage a un excellent rendement !
La mort du mythe des
lanceurs de journaux :
En arrivant ici, je croyais que c'était encore
des adolescents à vélo qui distribuaient les journaux le matin pour
se faire des sous. Comme on voit dans les films, le
teenager américain, casquette à l'envers sur son BMX, qui
doit lancer les journaux tout en allant le plus vite possible. Les
dits journaux arrivant immanquablement sur la tête de la grand-mère
du quartier ou sur son chien, sur l'arroseur automatique ou dans la
piscine... On m'avait même prêté un jeu de game boy où l'on se
retrouvait dans la peau du lanceur de journaux ! À présent, plus
d'ado, plus de vélo... À la place, deux (gros) Mexicains dans leur
pick-up ou leur SUV, un qui conduit, un sur le siège passager et
chacun lance les journaux de son côté. Ceux-ci tombent en général
dans la rue, au mieux sur le trottoir... Grosse déception
!
Sébastien Grosjean arrête sa carrière de
tennisman professionnel...
Cette nouvelle tombé au moment de Roland-Garros
m'a fait un pincement au cœur. Non pas que je sois intéressé
par sa carrière, mais cela m'a fait remonter 10 ans en arrière,
lorsque je passais mes après-midi au TCR (le tennis club
rochelais pour les non initiés) sur le
central (enfin le court n°4 quoi !) avec Pascal, Damien et Arthur.
Julien, le 5e mousquetaire, nous ayant lâché lorsque Richard avait
quitté le club et qu'il ne pouvait plus martyriser à cause de ses
cheveux ! Prometteurs espoirs du club, mémorables capitaines de
l'équipe 5 qui a été dissoute ensuite pour ne plus infliger la
honte au club, nous jouions la casquette à l'envers pour imiter
Grosjean et Clément, qui étaient à l'époque les stars du tennis
français. Avec la retraite sportive du premier, c'est une partie de
mon enfance qui s'envole... Ou une page qui se tourne pour utiliser
une autre métaphore banale. Et Élissalde qui arrête aussi sa
carrière... Ah la la, je sens que le cap du quart de siècle va être
dur à passer ! Heureusement que j'ai encore un an pour m'y faire
!